CVA 254 : CULTIVER SON JARDIN

Lecture : Cantique des cantiques 4 : 12-16.

1) INTRODUCTION.

– Le livre du cantique des cantiques présente les sentiments d’amour entre une jeune femme et son bien-aimé. Cette idylle est l’image de la relation d’amour de Christ avec Son Eglise, c’est-à-dire avec chaque disciple, chaque enfant de Dieu ayant donné son cœur à Jésus.
– Le jardin du texte est agréable, accueillant; il fait certainement bon s’y promener grâce à sa source, sa fontaine, ses arbres fruitiers, ses aromates. Des couleurs chatoyantes se mélangent et des parfums remarquables s’en dégagent.
– Le cœur du chrétien doit ressembler à un jardin intérieur, privé qui réjouit le Seigneur.
– La qualité et la beauté d’un jardin dépendent de ce qu’on y sème et de l’entretien. Cette remarque s’applique également à notre être intérieur.
– J’aimerais m’inspirer de l’espace autour d’une ancienne maison où nous avons habité pour en tirer un enseignement instructif et édifiant pour tous.

2) LES MAUVAISES HERBES.

– A plusieurs endroits devant la maison, on trouvait de la terre et de l’herbe. Il s’agissait du passage qui menait à la porte d’entrée et à la cour située derrière le logement, mais aussi de parties longeant 2 murs. Aucune fleur, aucune pelouse, aucun arbuste n’y ont été plantés.
–  Avant le départ en vacances, je n’avais pas répandu d’engrais sur le sol ! Cependant, au retour, j’ai constaté un développement impressionnant de mauvaises herbes qui occupaient l’espace laissé vacant.
– La nature a horreur du vide; ainsi, là où rien n’a été planté, des pousses sauvages apparaissaient et croissaient. De la même façon, il existe des cœurs dans lesquels on trouve peu ou pas la Parole de Dieu, une insuffisance de la prière et de recherche de la présence de Jésus (Bien que ce-dernier soit quand même le Sauveur car nous sommes dans le cadre du salut) Associé à cela, on n’y découvre pas non plus de recherche effrénée des choses du monde comme des passions, des vices, la pratique du péché de façon notoire et grossière. On n’y décèle pas nécessairement l’amour du monde. Le résultat est un grand vide.
Il s’agit d’une situation où les préoccupations et les attraits terrestres n’intéressent pas et parallèlement, les éléments du royaume de Dieu ont beaucoup de mal à prendre racine.
– Ainsi, le terrain est laissé libre pour la propagation des mauvaises herbes : sentiment d’inutilité, de culpabilité, d’incapacité, de vide, monotonie, léthargie, envie de rien, vision et appréciation négatives…Ce malaise profond peut céder la place à la déprime, voir à la dépression.
– Le Seigneur invite à déraciner les herbes nocives pour les remplacer par de bonnes semences, c’est-à-dire la lecture et la méditation de la bible, la prière sous plusieurs formes (louange, intercession, silence), une vie d’église, la recherche de la communion fraternelle.

– Act 2 : 42 : Persévérer : “Poursuivre avec une longue constance; persister dans une résolution; insister; s’acharner; s’obstiner.” Cette définition inclut les notions d’effort, de discipline, de détermination.

– Des frères et sœurs ont témoigné avoir persévéré avec succès dans une certaine discipline personnelle afin de vaquer à la prière et de s’adonner à l’étude des Ecritures. Leur détermination a été récompensée par une riche bénédiction de Jésus, et un élan, un désir de se tenir devant le Seigneur ont remplacé les efforts acharnés et pénibles.
– De plus, à d’autres endroits du jardin, j’avais planté diverses fleurs. Mais de petites plantes grimpantes les ont utilisées comme tuteurs pour leur développement. Ces-dernières leur prenaient les éléments nutritifs offerts par la terre et ont eu tendance à les étouffer.
– Dans la vie du chrétien, on peut rencontrer l’œuvre divine de différentes manières : fruits et dons de l’Esprit, attitudes et paroles qui réjouissent le cœur de Dieu, engagement dans l’assemblée… En même temps, des éléments charnels peuvent s’enrouler autour et se développer.
– Ainsi, une foi remarquable et authentique peut être envahie par un caractère déplaisant, vindicatif et querelleur. Des expressions des véritables dons spirituels ou un service efficace peuvent être gâchés par un manque de pardon, d’amour, une certaine implacabilité ou intransigeance.
– Il ne s’agit pas alors de tout arracher, mais de conserver ce qui vient de Dieu et de faire disparaître la mauvaise nature humaine. Le Seigneur nous demande de reconnaître ces réalités dans l’humilité, puis Il nous invite à y renoncer en s’attendant à l’action libératrice du Saint-Esprit.
Rom 6 : 12-13; 8 : 13; Eph 4 : 25-32; 5 : 1-4; 1 Cor 5 : 7; Gal 5 : 24.
– Remarque : dans le cadre de la vie d’église, il convient d’éviter de focaliser sur la plante parasite, sur l’élément charnel du frère ou de la sœur, mais de savoir apprécier également les fleurs, les arbres fruitiers, les aromates que le Seigneur agrée.

3) LE TILLEUL.

– J’ai fait plusieurs constats concernant cet arbre :

  • Il ne servait à rien (contrairement à un arbre fruitier)
  • Il prenait de la place.
  • Il demandait malgré tout un minimum d’entretien (élagage)
  • Il absorbait les éléments nutritifs et énergétiques du sol et en privait les rosiers placés à proximité.
  • Il faisait des rejetons.

– Une précision importante : ce tilleul a été planté volontairement. Il représente les idoles que le croyant “plante”, accepte, entretien, cultive de plein grès dans sa vie.
– En considérant les remarques concernant le tilleul, on peut effectuer le parallèle suivant :

  • Ces idoles dans le cœur du chrétien ne servent pas à la gloire de Dieu, mais au contraire l’attristent, l’affligent.
  • Elles prennent de la place au niveau temps, énergie, argent, efforts. Elles accaparent les pensées du croyant et le détournent du royaume du Seigneur.
  • Elles contraignent le disciple à les entretenir et à les développer.
  • Elles absorbent l’énergie et une grande partie des ressources du chrétien. Ainsi, la vie divine est présente, mais elle est faible, rachitique, anormalement sous-développée.
  • Ces occupations ou préoccupations charnelles forment des rejetons qui vont également se développer et accaparer excessivement l’enfant de Dieu.

– C’est le reflet d’un cœur partagé. 1 Rois 18 : 21; Osée 10 : 2; Jos 24 : 15; Jean 6 : 67-69.
– Question : quel nom porte ton tilleul qui impose sa présence encombrante et étouffe la vie de Jésus en toi ? Cela peut être, en fonction des gens : la réussite sociale, le confort de la maison, les choses matérielles, les loisirs, la télévision, l’ordinateur…
– La solution est de déraciner le tilleul. C’est la responsabilité de chaque disciple en collaboration avec le Seigneur dans la foi et la soumission.

4) LES GERANIUMS ET LES PETUNIAS.

– Dans la cour derrière la maison se trouvait une petite cour où j’avais installé des jardinières avec des fleurs correctement exposées au soleil car elles nécessitaient de la lumière et de la chaleur. De plus, un arrosage adapté était effectué car elles réclamaient bien évidemment de l’eau.
– Malgré ces conditions favorables, elles ne croissaient pas de façon satisfaisante comme les années précédentes.
– La réponse au problème s’est situé au niveau du terreau qui s’avérait être de moins bonne qualité que celui utilisé d’habitude.
– Sur un plan spirituel, des enfants de Dieu, peuvent se trouver dans un contexte propice, avantageux avec la présence de Jésus (le soleil de justice) qui communique la lumière (La Parole :
Ps 119 : 105) et l’eau (Le Saint-Esprit : Jean 7 : 37-39)
– Malgré cela, il peut y avoir une faible croissance à cause d’une mauvaise qualité de terre, c’est-à-dire de cœur. On remarque souvent la réalité suivante : 2 chrétiens placés dans un cadre identique, à l’écoute de la même prédication, des mêmes dons spirituels, assistant à la même conduite de la louange, participant au même culte vont réagir de façon différente. En effet, le premier va saisir la grâce de Dieu et croître, tandis que le second va passer à côté de l’œuvre du Seigneur et vivoter parce que les dispositions de cœur sont négatives. Luc 8 : 15; Prov 4 : 23.

5) DE BELLES PLANTES VERTES.

– Dans cette cour figuraient également des plantes vertes qui vivaient dans la maison une majeur partie de l’année et qui étaient exposées à l’extérieur durant les beaux jours. Quand elles étaient placées dans cette condition, elles se développaient rapidement, s’embellissaient et croissaient avantageusement. Par contre, enfermées à l’intérieur, elles grandissaient moins vite et étaient nettement moins garnies.
– On peut expérimenter une faible croissance spirituelle lorsqu’on est enfermé dans des traditions humaines, religieuses, dans des pensées, des raisonnements étriqués, étroits qui ne correspondent pas à ceux de Dieu.
– Il est nécessaire de sortir des 4 murs de nos prisons intérieures afin de libérer l’action régénératrice et vivifiante du Seigneur pour pouvoir être imprégnés de Sa vision, de Ses conceptions.

Philippe Landrevie

 

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