CVA 218 – Être une Bénédiction pour l’Avenir

Lecture : Héb. 11 : 20—22.
« C’est aussi par la foi, qu’Isaac bénit Jacob et Ésaü à propos de l’avenir… » Lit.
« C’est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu’il adora, appuyé sur l’extrémité de son bâton. C’est par la foi que Joseph mourant fit mention de la sortie des fils d’Israël, et qu’il donna des ordres au sujet de ses os. »
Nous allons voir que chacun d’entre-nous peut décider de bénir ou d’être en bénédiction à ceux qui nous entourent.
Il ne s’agit pas bien sûr de dire en s’en allant, « Que Dieu vous bénisse ! »

Pour être une bénédiction dans la vie des autres, nous allons examiner la vie de trois personnages bibliques.
Il s’agit d’Isaac, Jacob et Joseph. Un rapide coup d’œil nous permet de dire que leur bénédiction était orientée vers leur famille :

1. Avec Isaac c’était ses enfants immédiats.
2. Avec Jacob, c’était ses petits-enfants.
3. Avec Joseph, c’était toute la tribu d’Israël.

Nous remarquons une deuxième chose, c’est que cette bénédiction fut communiquée vers la fin de leur vie.

• Gen. 27 : 2 – Isaac dit à Esaü : « Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier. Fais-moi un mets comme j’aime, et apporte-le-moi à manger, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. »
• Héb. 11 : 22 – dit « C’est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph… »
• Héb. 11 : 22 – dit, « C’est par la foi que Joseph mourant fit mention de la sortie des fils d’Israël »

Les gens réagissent différemment en sentant qu’ils sont vieux et qu’il ne leur reste pas longtemps à vivre.
Bien des gens passent leur temps à se plaindre.

Illustration :
Dans une maison de retraite, un groupe de résidents discutait chacun de ses différentes maladies.
L’un d’entre eux dit : « J’ai les bras si faibles que je peux à peine soulever cette tasse de café. » « Oui, je sais, dit un autre, mes cataractes sont dans un tel état que je ne peux même pas voir mon café. » Un troisième dit, « Je n’arrive pas à tourner la tête à cause de l’arthrite que j’ai au cou. » Plusieurs autres confirmèrent en hochant faiblement de la tête. « Les cachets que je prends pour ma tension me donnent des vertiges. » Ajouta un autre. « Je suppose que c’est le prix à payer quand on devient vieux, » dit un vieil homme d’une voix tremblante. Il y eut un acquiescement général et un court instant de silence s’ensuivit. Alors une dame âgée dit avec une certaine vitalité, « Après tout, ça ne va pas si mal ! Merci Seigneur de ce que nous pouvons encore conduire !!! »
La meilleure façon dont ces personnes pourraient nous être en bénédiction, c’est de ne plus toucher à leur voiture !

Quand Isaac, Jacob et Joseph ont su que leur fin était proche, ils ne se sont pas plaints. Ils ont mis à profit le peu d’énergie qu’il leur restait pour bénir les autres.

Le fait qu’ils aient attendu la fin de leur vie pour transmettre ces bénédictions, ne signifie pas qu’ils ont été en bénédiction seulement à la fin de leur vie.
Mais que la bénédiction était si importante, qu’ils voulaient que l’on sache que ce sont les dernières choses dont ils se sont souvenus !
Pour eux c’était leur dernier acte. C’était le résumé de toute leur vie et ils voulaient le passer aux autres !

1 –Bénir quelqu’un implique qu’il y a un futur :

a / – « C’est aussi par la foi, qu’Isaac bénit Jacob et Ésaü à propos de l’avenir… »
Il y a eu bien des moments dans la vie de ces hommes où ils étaient en droit de se demander s’ils allaient avoir un avenir.

b / – L’épouse d’Isaac avait le même problème que sa mère, elle était stérile. A un âge avancé, elle n’avait toujours pas d’enfants. Alors Isaac a prié, et Dieu l’a exaucé et même il lui a donné des jumeaux.
Les deux enfants étaient si différents que les parents se sont demandés quel allait être leur avenir ?

c / – Dès leur entrée dans le monde, il y avait déjà de l’orage dans l’air… Quand Jacob est sorti du sein de sa mère, il était accroché au talon de son frère Ésaü. Les années qui ont suivi ont confirmé cette tendance chez Jacob. Leur personnalité était si différente. Ils se disputaient tout, y compris l’amour du papa et de la maman. Une chose les faisait rester tranquille; l’un demeurait le favori du papa et l’autre de la maman. L’un préférait la vie au grand air, l’autre, vivait toujours sous la tente.
En regardant à ses enfants, Isaac s’est certainement demandé s’il y avait un avenir pour cette famille !

d / – Les événements semblaient suivre leur cour normal jusqu’au jour où Isaac a décidé de communiquer la bénédiction à la postérité. Celui qui allait la recevoir, était celui qui allait avoir un véritable avenir… Et l’intention d’Isaac, était de la communiquer à Esaü, mais Jacob, lui, la voulait pour lui ! Avec la complicité de sa mère, il trompe son père, recevant ainsi la bénédiction à la place de son frère… C’est alors qu’Esaü décida que son frère Jacob n’aurait pas d’avenir, il décida de tuer son frère !

e / – Jacob se sauve chez son oncle dans un lointain pays. L’avenir semble plus que compromis. Mais quand Jacob revient, il a 12 enfants. N’ayant pas appris les dangers du favoritisme dont il a été témoin chez ses parents, Jacob choisit son onzième fils, Joseph, comme favori.

2 – La roue tourne rendant l’avenir encor plus incertain :

a / – L’hostilité grandit chez les frères de Joseph, réagissant au favoritisme de leur père. Ils devinrent jaloux, irrités et amers à l’égard de leur frère. Cette hostilité fut telle qu’ils vendirent Joseph comme esclave au pays d’Égypte.
Maintenant c’est Joseph qui se demande s’il y a un avenir pour lui !

b / – Comme si cela ne suffisait pas de se retrouver dans une situation où, n’importe qui perdrait espoir, il se retrouve en prison accusé faussement d’avoir abusé de la femme d’un haut fonctionnaire égyptien ! Et même là où il a pu accomplir quelques gentillesse à un compagnon de prison qui a été libéré, il fut oublié ! Quel sorte d’avenir peut-il attendre en prison ?

c / – Mais comme disait l’homme de Dieu : « Mes destinées sont dans ta main. » Ps. 31 : 15
Et Joseph sort de prison pour être le personnage qui va gouverner l’Egypte après Pharaon ! Lui, le onzième des douze fils, l’esclave, le criminel en prison, haï par ses frères, devient le sauveur de l’Egypte…!

d / – Par la suite, par des circonstances que seul Dieu pouvait avoir orchestré, Jacob, le père de Joseph et le reste de la famille, descendent en Egypte, là où Joseph pouvait subvenir à leur besoin !
Non seulement Joseph avait un avenir, mais il a assuré un avenir aux autres !

e / – La bénédiction dont nous parlons n’était pas sortie de l’imagination de ces hommes; C’était une bénédiction basée sur la foi en la promesse de Dieu. Ils ont cru à ce que Dieu avait promis. Dieu avait dit à leur ancêtre Abraham, que leurs descendants seraient aussi nombreux que les étoiles des cieux, qu’ils deviendraient une grande nation et qu’ils hériteraient le pays. Ils ont donc cru qu’il y aurait un avenir !

f / – Quand ils communiquaient la bénédiction, c’était un acte de foi dans les promesses de Dieu. C’est ainsi que Joseph a pu ordonner que ses os soient emmenés au Pays de Canaan parce qu’il avait confiance dans les promesses de Dieu.

g / – Jér. 29 : 11 – « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »

3 – Bénir quelqu’un implique que j’ai quelque chose à communiquer :

a / – Quand Isaac a béni Jacob, il a cru que ces paroles allaient s’accomplir :

• « Je l’ai béni. Aussi sera-t-il béni. » Gen. 27 : 33

Il a foi que Jacob sera réellement béni ! Comment Isaac pouvait-il avoir une telle confiance que ses paroles allaient s’accomplir ? Pouvait-il voir dans le futur et faire des prédictions ? Non !

b / – Il pouvait avoir une telle confiance parce qu’il n’était pas la source de la bénédiction. Il était seulement celui qui transmettait la bénédiction à Jacob. Voyez Gen. 28 : 3.

• « Que le Dieu tout-puissant te bénisse, te rende fécond et te multiplie, afin que tu deviennes une multitude de peuples! Qu’il te donne la bénédiction d’Abraham, à toi et à ta postérité avec toi, afin que tu possèdes le pays où tu habites comme étranger, et qu’il a donné à Abraham! »

c / – « C’est Dieu qui a donné à Abraham… » C’est Dieu qui est la source de la bénédiction. C’est de cette façon que nous sommes en bénédiction.
Nous avons l’impression que nous n’avons pas de responsabilité à transmettre quelque chose, parce que nous n’avons RIEN ! En regardant du point de vue humain c’est sans doute vrai.

d / – Mais nous sommes maintenant des membres de Christ, nous avons reçu l’Esprit…
Des multitudes de gens ne se sentent pas aimés… Nous, nous avons l’amour de Dieu !
Ils se sentent abandonnés, perdus, apportons-leur la bénédiction de l’évangile.

e / – Dieu nous a donné un don particulier… Bénissons autour de nous ! Même si c’est avec une petite chose. Ex. Les petits pains et les poissons dans la main du petit garçon. Le petit ânon dont Jésus a eu besoin. J’ai lu cette petite histoire que je vais essayer de vous raconter :

Illustration :
Karen s’est trouvée enceinte et elle a voulu préparer Micaël, son petit de 3 ans. Suite aux examens, ils ont su que ce serait une fille.
Micaël prit l’habitude de chanter à sa petite sœur dans le sein de la maman… Karen était une femme très active dans son église. Alors que la grossesse s’est déroulée normalement, l’accouchement fut difficile et nécessita une césarienne. Le bébé était vivant mais mal en point. Les jours suivants, son état de santé empira de plus en plus. Les spécialistes dirent aux parents, « Il y a très peu d’espoir… Il vaut mieux se préparer au pire. »
Ainsi Karen et son mari ont contacté le cimetière local pour retenir un emplacement. Ils avaient préparé une chambre pour accueillir le bébé, et maintenant ils préparaient ses funérailles.
Pendant tout ce temps, le petit Micaël demandait tout le temps à voir sa petite sœur parce q’il voulait lui chanter sa chanson.
La deuxième semaine, il semblait bien que le bébé n’arriverait pas jusqu’au bout et qu’il y aurait des funérailles avant la fin de la semaine… Et Micaël continuait à demander à voir sa sœur, il voulait lui chanter la chanson… Malheureusement les enfants ne sont pas admis dans les soins intensifs. Mais pour finir, Karen prit la décision d’emmener Micaël voir sa petite sœur, que l’hôpital soit d’accord ou pas. S’il ne voit pas sa sœur maintenant, il ne la verra jamais vivante. Quand l’infirmière en chef vit le petit garçon, elle se mit à crier. « Sortez cet enfant d’ici. Les enfants ne sont pas admis. » Karen, qui était d’habitude une femme calme eut une réponse assez directe envers l’infirmière? « Il ne sortira pas tant qu’il n’aura pas vu sa sœur ! »
Karen conduisit Micaël là où était sa sœur. Il regarda fixement ce petit bébé qui était en train de perdre la bataille pour sa survie. Alors il commença à chanter. Avec sa petite voix d’un enfant de trois ans, Micaël chante : Les paroles disent à peu près ceci : « Tu es mon rayon de soleil, Mon unique rayon de soleil. Tu me rends heureux quand le ciel est gris… » A l’instant la petite fillette eut une réaction. Les pulsations cardiaques se calment et deviennent régulières.
Micaël continu de chanter. « Tu ne sauras jamais combien je t’aime. S’il te plaît, ne me retire pas mon rayon de soleil… » La respiration rauque et difficile devient douce comme le ronronnement d’un petit chat ! Continu de chanter Micaël. Les larmes gagnent l’infirmière en chef et le visage de Karen s’illumine. « Tu es mon rayon de soleil, mon unique rayon de soleil. S’il te plaît ne me retire pas mon rayon de soleil. »
Plus question de funérailles ! Le lendemain, oui, le lendemain même, la petite fillette se portait assez bien pour rentrer à la maison ! Le magazine « Women’s day » titrait, « Le chant du petit frère produit un miracle. » Le personnel médical disait, « C’est un miracle ! » Karen l’appela le miracle de l’amour de Dieu, car, disait-elle, ne perdez jamais espoir concernant les gens que vous aimez.

4 – Pour bénir les autres, il faut se rendre compte que nous ne sommes pas le centre de l’univers :

a / – Quand on veut que tout gravite autour de nous, il est difficile de se tourner vers les autres pour leur apporter la bénédiction ! Au contraire, on veut que tout vienne vers nous.

b / – Pour Isaac, il était le centre de l’univers paternel. C’est en parti pour cela qu’il lui fut demander de l’offrir sur le Mont Morija.
Pour Jacob, ses plans étaient le centre de l’univers. Il sacrifiait son frère, son père et son oncle pour préserver ses plans.
Quant à Joseph, pour lui tout se prosternait devant lui : le soleil, la lune et les étoiles.

c / – Quand Joseph s’est retrouvé en prison, il aurait pu tout abandonner, mais au lieu de s’apitoyer sur lui-même, il a fait le choix d’être en bénédiction… et même de pardonner et devenir un instrument de salut.
« Vous aviez médité de me faire du mal: Dieu l’a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux. Soyez donc sans crainte; je vous entretiendrai, vous et vos enfants. Et il les consola, en parlant à leur cœur. » Gen. 50 : 20

d / – Joseph n’est pas resté le centre de l’univers ! Chacun des ces hommes a béni à la fin de sa vie. Bien des histoires ont eu lieu. Bien des blessures. Du sang a été versé. S’ils s’étaient focalisés sur ces choses, si leur univers avait persisté à graviter autour d’eux, ils n’auraient pas transmis la bénédiction… Au lieu de cela, ils se sont tournés vers ceux qui allaient prendre la relève, et ils sont devenus une bénédiction pour l’avenir.

e / – Nous sommes trop nombreux à attendre que quelqu’un nous bénisse. Cessons d’attendre ! Devenons un moyen de bénédiction !

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