Lecture : Galates 4/13 à 20

Curieuse question posée à ces croyants par leur pasteur ! Il se souvient avec eux de l’accueil remarquable qu’ils lui avaient réservé à l’époque. Il se rappelle ses premières prédications chez eux, l’exemple de foi qu’il leur avait laissé, sa vision de l’œuvre de Dieu partagée avec ses frères et sœurs ; il se souvient de son attachement à les mener jusqu’à cet état d’adultes dans la foi. Il avait su apprécier leur joie débordante, leur amour spirituel remarquable.

Mais il est aussi obligé de constater qu’il n’a pas atteint le but, ou plutôt que le Seigneur Jésus n’a pas pu atteindre le but de conduire ces gens à la maturité spirituelle. Ils sont encore des enfants fragiles, capricieux, tellement vulnérables.

Lui qui n’avait jamais eu pour fin de les dominer découvre que maintenant ils ont laissé l’orgueil et la méchanceté s’emparer de leur cœur. Ils s’opposent à lui, sont insoumis, jugent sévèrement les autres, et sont prêts à suivre n’importe qui plutôt que lui ! Ils sont devenus incapables d’apprécier les choses à leur juste valeur. Voilà pourquoi Paul pose cette question : « Suis-je devenu votre ennemi ? »

Refuser la vérité, surtout lorsqu’elle nous bouscule, nous dérange, nous met mal à l’aise, n’est surtout pas une marque de maturité spirituelle, ni de grandeur morale. Ceux qui nous disent la vérité ne sont pas nos ennemis ; au contraire, ils nous aiment vraiment. Qui le comprendra aujourd’hui ?

Thierry SUJOL