Lecture : Matthieu 24/4-14 

   Dans ce texte, Jésus nous prévient que le monde ne va pas en s’améliorant et que la masse de nos contemporains ne se tournera pas vers le Seigneur. Certes, nous prions pour un grand réveil dans notre pays, mais la majorité des gens restera loin de Jésus et deviendra de plus en plus hostile aux chrétiens. Sous le prétexte de combattre contre les sectes, il est fort possible que les autorités prennent des mesures contre… le plein Evangile. Il ne faut pas s’en étonner : Jésus nous a prévenus. Il nous est parlé de l’iniquité qui s’accroît. C’est-à-dire le rejet de toute autorité, l’anomie, le slogan bien connu « Il est interdit d’interdire ». Cet esprit de révolte provoque un repli sur soi-même, l’égoïsme, le mépris des autres : « L’amour du plus grand nombre se refroidira ». Il n’y aura que ceux qui résistent à cet état d’esprit – particulièrement les chrétiens – qui échapperont à cette perte d’amour. Mais, au fond, nous voyons cela se répandre dans notre monde et il est réconfortant de réaliser que Jésus nous avait prévenus. Ne soyons donc pas troublés par ces choses, mais écoutons le conseil de sagesse du Seigneur :

« Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé ».

Nous n’avons pas à chercher comment il nous serait peut-être possible de renverser la situation, comment échapper à tout cela. Non, la seule chose que nous avons à faire persévérer… jusqu’à la fin ; c’est-à-dire jusqu’au retour du Seigneur ou jusqu’à notre départ pour la patrie céleste. Nous devons rester toujours fermes dans la foi, comme des sentinelles, des soldats qui ne désertent pas, qui ne reculent pas mais qui demeurent, en face du monde – quel qu’il soit – comme des témoins de l’amour de Jésus, des gens heureux, envers et contre tout, d’être chrétiens, des gens satisfaits de Dieu, demeurant dans la paix de Dieu en face du monde. 

Jean-Pierre DALMASSO