Lecture : Jean 9/1 à 5

Même sans le vouloir, nous en voyons des choses, de  toutes sortes, des bonnes et aussi des mauvaises. Notre société de l’image nous agresse, nous interpelle, nous trouble et nous conduit parfois à nous interroger, à réagir ou à avoir compassion, c’est selon.
Il faut nous rappeler, au travers de ces lignes, que Jésus voit, connaît, sait ! Beaucoup mieux que nous d’ailleurs. Un peu comme en Egypte, où Dieu a vu les souffrances de son peuple.
Dans notre texte, les disciples interrogent Jésus et leur question laisse pantois ! Etait-ce vraiment le problème ? Quelle importance de savoir si c’était lui ou ses parents qui avaient péché ? Attention à nos déductions trop simplistes, à nos jugements de valeurs trop injustes, notre logique à l’ « emporte-pièce » qui blesse les autres ! Néanmoins, c’est vrai que le péché (surtout celui des autres) suscite beaucoup  de questions, la maladie aussi, et l’action de Dieu n’échappe pas à cette règle. Le regard des êtres humains sur la misère des autres est si souvent impitoyable !

Jésus est bien la lumière du monde, et il n’y a point en lui de ténèbres, d’aucune sorte ; ce n’est pas lui qui posera cette question par rapport à ce malheureux infirme ; lui n’est pas venu jeter une ombre supplémentaire sur la vie des pécheurs, mais il est venu les délivrer, les guérir, les sauver ! Le regard de Jésus est un regard d’amour pour tous ceux qui souffrent.
Laissons-nous éclairer par son divin exemple, et conduisons-nous comme lui face à la souffrance du monde.

Thierry SUJOL