Lecture : Genèse 4/1 à 45

Caïn est le type même de l’homme religieux qui ne cherche pas à connaître ce qui plaît à Dieu mais estime que Dieu devrait se contenter de ce qu’il consent à lui offrir. Voyant que Dieu n’est pas d’accord avec sa façon de voir et n’agrée pas son offrande, il s’irrite contre lui (4/5-6). Il ne semble pas non plus apprécier le fait que Dieu mette l’accent sur son péché (4/7), se considérant probablement comme pas plus mauvais que son frère Abel. Ce refus de repentance va le conduire à devenir meurtrier de son frère :

« Caïn, qui était du malin, tua son frère […] Parce que ses œuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes (1 Jean 3/12) ».

Au lieu de confesser son crime, il ment délibérément à Dieu, ne manifestant aucune crainte du châtiment (4/9).

A l’ouïe de la sentence de Dieu, il considère que la peine est disproportionnée (4/13).

Au lieu de s’humilier, de se repentir, il va devenir un vagabond (4/12) :

« Le méchant passe dans l’angoisse tous les jours de sa vie […] Il court çà et là pour chercher du pain (Job 15/20-25). »

Et pourtant, Dieu lui conserve sa sollicitude (4/15) en mettant un signe sur lui pour qu’il ne périsse pas.

« Dieu use de patience envers nous, ne voulant qu’aucun périsse, mais que tous arrivent à la repentance (2 Pierre 3/9) ».

Peut-être votre religion est-elle à l’image de celle de Caïn ? Ne voulez-vous pas reconnaître qu’à cause de votre péché, le meurtre du Fils de Dieu a été commis ? Mais en mourant pour vous, Christ vous a obtenu le pardon de son Père et la possibilité de commencer une vie nouvelle.

Bernard KOWALCZYK