Lecture : Luc 11/5 et 18/1

Deux textes qui nous présentent la prière importune au travers de l’ami importun d’un côté et de la veuve importune de l’autre. Commençons par nous intéresser à elle.

« Demander » est un des aspects de la prière. Or, dès l’instant où on demande, on devient importun, puisqu’on dérange forcément quelqu’un pour obtenir ce que l’on désire. Jésus démontre cela dans l’Evangile pour nous enseigner à prier jusqu’à l’exaucement.

Cette parabole illustre « qu’il faut toujours prier et ne point se relâcher » (verset 1). Une femme venait « sans cesse… casser la tête…d’un juge inique » (verset 5). Il finira par céder, en lui accordant justice ! De la même façon, nous devons apprendre la persévérance dans la prière pour les besoins personnels. Elle deviendra alors requête, supplication et sera accompagnée sans aucun doute de larmes, du jeûne… et de louanges.

Regardons la parabole des trois amis : le chrétien, son prochain et le grand ami vers qui on peut aller à toute heure. Notre prochain a besoin, au milieu de ses ténèbres, de nourriture ! L’être humain va donc « assiéger » la demeure de son ami (Jésus) pour demander du pain. Réalisons-nous notre incapacité à répondre à la misère spirituelle de ceux qui nous entourent ? Alors, à cause de notre importunité, Jésus nous donnera de quoi nourrir notre prochain.

Prier pour soi-même et pour notre prochain dans ses besoins physiques ou spirituels, c’est savoir accourir vers celui qui se laisse importuner par ses enfants.

Paul ETTORI