Lecture : Matthieu 14/22 à 36

Je crois que l’on peut dire sans se tromper que le doute fait partie de la foi, du moins dans le sens suivant : là où est la foi vivante, le doute va chercher à s’insinuer. C’est ce que Pierre va vivre ! Sa « chute » est l’une des conséquences immédiates et directes du doute. Le doute engendre le trouble et la peur, alors que la foi favorise la paix et la tranquillité.

Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête et par le cœur de Pierre alors qu’il était en train de vivre une expérience de foi ?  Les mêmes choses qu’à nous ! Des questions comme celles-ci : « La Parole de Jésus est-elle encore valable ? Le vent n’est-il pas en train de forcir ? La mer n’est-elle pas plus grosse que tout à l’heure ?… Le doute avait réussi à s’insinuer dans la plus belle des expériences de foi.

Le doute nous conduit toujours à détourner nos regards de Jésus pour les fixer sur ce qui se passe : le doute est curieux, d’une curiosité malsaine. L’épître aux Hébreux, au chapitre 12/1 et 2 est pourtant claire :

« …Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi ».

Malgré sa petite foi, malgré son moment de doute, Pierre va tout de même marcher sur les eaux, tant qu’il a su regarder à Jésus. Décidons, dès aujourd’hui, de cesser de considérer nos difficiles circonstances, pour tout à nouveau regarder à Jésus, même avec notre petite foi !

Et puis, sa petite foi et son moment de doute ne l’ont pas empêché de crier à Jésus au bon moment !

L’incident, vécu par les disciples, les a marqués profondément. Plus la délivrance est grande, plus la gloire de Dieu est manifestée.

Sachons ne pas nous focaliser sur nos courts moments de doute, pour vivre notre foi sans complexe et avec grâce.

Alain LARROQUE