Lecture : 2 Corinthiens 7/10

Notre texte fait référence à « une tristesse selon Dieu » qui s’apparente bien entendu à l’expérience de la repentance. Nous savons que la véritable repentance envers Dieu est devancée d’une tristesse, celle d’avoir désobéi à Dieu. Jacques 4/9 décrit cela :

« Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse ».

Quand on sait que cette phrase s’adresse à tous les pécheurs, on comprend l’importance de cette expérience.

Néanmoins, elle doit être temporaire, car la repentance produit le salut et la joie. Il y a donc une « bonne » tristesse et une « mauvaise » tristesse (celle que le diable suscite, la culpabilité). Cette dernière produit la mort, le dessèchement, le découragement. Judas s’est senti coupable, mais il n’est pas venu à la repentance, il avait seulement  d’amers remords qui l’ont conduit au désespoir, au suicide, à la mort.

Il nous faut vaincre la culpabilité. Ce sentiment nous place en situation d’échec. Nous avons toujours l’impression de n’en faire jamais assez, de ne pas être à la hauteur, etc. La culpabilité est humaine et charnelle, la repentance est divine et spirituelle. C’est pourquoi la repentance trouve toujours pour issue le pardon de Dieu (Psaume 51/6).

Avant de terminer, je voudrais dire que la culpabilité peut s’enraciner en nous, et ainsi nous marginaliser, nous conduire à l’abattement et dans une forme de « dépression ». Elle peut tout simplement nous empêcher de venir à la repentance en nous amenant à penser « que nous ne sommes pas dignes du pardon de Dieu ». Elle va essayer de nous faire croire que même si Dieu nous pardonne, il y aura toujours un péché qui ne le sera pas, ce qui est totalement faux ! Jésus pardonne tous nos péchés ! Quel grand bonheur !

Le remède à la culpabilité c’est la repentance, vivons-la !

Bernard COLPIER