Lecture : Éphésiens 5/18 à 21

Paul ose un rapprochement qui pourrait nous surprendre :

« Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit ».

Comparaison n’est pas raison dit-on ! Alors pourquoi une telle approche ? Demandons-nous ce que sont les caractéristiques d’une personne ivre. Elle attire le mépris, la moquerie. Elle a une démarche différente des autres, elle est transformée, son langage n’est plus le même.

Est-il déplacé de faire une comparaison avec ce qui a eu lieu le jour de la Pentecôte ? Je ne le pense pas.

Lorsque les cent vingt ont été tous remplis du Saint-Esprit, ils ont commencé à parler des langues nouvelles. Certains auditeurs étaient étonnés, d’autres se moquaient pensant, à tort, qu’ils étaient ivres. Leur langage était changé, ils parlaient des merveilles de Dieu. Ce culte inspiré par l’action du Saint-Esprit n’avait rien à voir avec la liturgie habituelle en vigueur à Jérusalem à cette époque. Le Saint-Esprit dérange la mentalité religieuse, comme les gens ivres peuvent nous déranger.

« Avez-vous reçu le Saint-Esprit quand vous avez cru ? » (Actes 19/1 à 6).

Bonne question. Mais la réponse est encore meilleure :

« Le Saint-Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient ».

Non à l’ivresse de vin ; oui à « l’ivresse spirituelle » qui consiste à être rempli du Saint-Esprit. Ce que Dieu demande, ce sont des adorateurs en esprit et en vérité. Soyons de ceux-là !

Emile DUHEM (†)