Lecture : Luc 15/4

Comme chaque soir, avant que la nuit ne tombe sur les monts d’Israël, le berger rassemble son troupeau dans le parc prévu, sécurité oblige, pour protéger ses bêtes des prédateurs. A l’autre bout, une à une les brebis passent pour le comptage du soir. C’est là que le véritable berger repère les blessures, il veille bien attentivement sur chaque animal. Ce soir-là, « il en manque une » ! Comme tout bon berger qui se respecte, il doit, au lieu de se reposer légitimement, aller à la recherche de celle qui s’est égarée, elle est en grand danger dans la nuit !

N’y aurait-il pas parmi nos lecteurs de ce jour, une brebis égarée loin du bon berger qu’est Jésus ? En danger, dans la nuit, seule, inquiète du présent comme de l’avenir ? Jusqu’où irez-vous ainsi ? Il faut souligner que la seule vraie qualité de la brebis, c’est qu’elle reconnaît bien la voix de son berger et ne suivra personne d’autre. Le bon Berger (Jésus de Nazareth, Jean 10) donne sa vie pour elle. Il appelle dans l’obscurité ; il entend son faible cri, il est attentif et il se dirige vers elle. Qui répondra à l’appel du bon Berger ?

Blessée, épuisée, elle ne peut pas toute seule reprendre le chemin de la maison. Sans reproche, avec affection, il va la prendre en charge sur ses épaules. Joie générale ! Joie pour tous ! « J’ai retrouvé ma brebis, celle qui manquait au troupeau ».

Ne voudriez-vous pas revenir à la maison du Père. Vous êtes attendu. Votre place est prête depuis longtemps déjà. Le bon Berger appelle encore au travers de ces quelques lignes !

Jean LAMBERT