Lecture : Matthieu 5/37 à 48

Dans un monde où il faut se battre, se défendre, lorsque nous avons un litige avec quelqu’un, le conseil que nous entendons souvent est : « Surtout, ne te laisse pas faire ».

Les versets d’introduction peuvent sembler désuets, et certains même les ridiculisent. Mais la parole de Dieu demeure la même pour toutes les époques et pour toutes les nations.

J’ai appris au travers d’une épreuve que de tels versets sont toujours d’actualité et demeurent la volonté de Dieu. Combien il est difficile de présenter l’autre joue quand on a été frappé à tort de laisser son manteau à quelqu’un qui nous a déjà pris notre tunique… Il est bien plus facile et moins couteux de réagir, de se défendre et de ne pas se laisser faire, mais alors, aurons-nous fait la volonté de Dieu ?

De plus, lorsque nous mettons en pratique de telles vérités, nous nous attirons l’incompréhension de certains, voire la moquerie, ils y voient aussi un signe de faiblesse.

Bien sur, il faut analyser chaque situation, tout en sachant que cela n’apporte rien de rendre le mal pour le mal ; il est parfois possible de se défendre tout en gardant son cœur pur de toute vengeance et de toute colère, et parfois, il faut se laisser faire, comme Jésus à la croix.

Matthieu 5/48 est la conclusion de cela : être parfait comme notre Père céleste. Notre Seigneur est plein d’amour et de paix, lui aussi bénit ceux qui le maudissent, et il a envoyé son Fils mourir pour ses ennemis, et nous étions de leur nombre ; mais Dieu nous a aimés le premier, et nous voulons aussi aimer comme il a pu le faire.

Lionel FOUCHE